Pablo Neruda

"Ton jouet quotidien c’est la clarté du monde." Pablo Neruda

samedi 10 mars 2018

Ecoutons ces sept sages qui nous disent comme Du Bellay: "Heureux, qui comme Ulysse, a fait un beau voyage..."


La rentrée n'en est que plus belle et...  

L'océan pacifique !

"Oceano nox"

Oh ! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis !
Combien ont disparu, dure et triste fortune !
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l'aveugle océan à jamais enfouis !


 Les Rayons et les Ombres     Victor Hugo

Todo lo que nececitas es menos




lundi 5 mars 2018

Sasserno au Chili, plus loin et plus haut...


Remerciements...


Je tiens ici à rendre hommage à mes deux merveilleux collègues de travail M. Mbaye G. et Mme Busot-Moyat L. pour leur sympathie et pour leur professionnalisme dans l'accompagnement de nos élèves lors de ce projet si particulier. C'est pourquoi les plus beaux bijoux Mapuche ne sauraient les récompenser de leurs valeurs.

Dellerba K.

Nous remercions les parents qui nous ont fait confiance. Si on regarde au loin, vos enfants n'oublieront pas votre choix et, sans doute, permettront-ils à leurs enfants de voyager dans le cadre scolaire pour, à leurs tours, s'enrichir, voir le monde et les hommes, autrement.

Nous remercions aussi sincèrement Monsieur Huart, chef d'établissement, pour son soutien indéfectible et indispensable.

L'équipe pédagogique.


ART MOCHE...

Thomas et Marie Jour 6

Thomas
Le guide nous a expliqué que l'Embalse del Maipo est la principale ressource d'eau du Chili, à Santiago 90% de l'eau potable provient des glaciers de la cordillères sans quoi Santiago serait désertique. Charles Darwin faisant les premières expériences sur la cordillère des Andes a observé que l'on retrouve beaucoup de sédiments. Effectivement une des principales activité du pays est l'exportation de cuivre. Nous avons aussi vu d'anciennes carrières de cuivres abandonnées.
On a ensuite rejoint la source de ce bassin, on a dû traverser un terrain boueux et beaucoup ont regretté de ne pas posséder de chaussures de marche. Le frère du guide Christian qui travaille dans la restauration nous avait préparé des paniers repas avec des sandwichs et un dessert chilien. Les paniers repas étaient tous mouillés à cause de la glace qui avait fondu et la moitié des sandwichs étaient imbibés d'eau. (C'est ça l'aventure...note M. Dellerba...)
Le paysage était à couper le souffle, juste magnifique avec l'horizon tracé par les montagne de la cordillère. Il y avait énormément de vent et il faisait très froid, on n'était pas prêt. On n'avait pas prévu un temps aussi froid, mais ça a rendu l'expérience encore plus mémorable. Puis on a dû traverser un petit ruisseau en faisant un petit saut et certains ont pu goûté à la boue comme Mme Busot Moya...



Marie
La cordillere des Andes est une longue chaine de montages qui traverse tout le long du Chili, du Nord au Sud . Elle se situe seulement à 200km du Pacifique. Elle s'est formée il y a environ 65000 ans à la suite d'un movement de la plaque tectonique de Nasca. Elle est composée de roches basaltiques provenant du magma. Au sommet de la cordillere des Andes on peut trouver des fossiles, preuves qu'il y avait des fonds marins auparavant. L'origine du mot "Andes" proviens du mot espagnol "andenes" qui signifie "terrasses". Quand les espagnols ont découvert le Pérou et leur culture sur des terrasses, ils ont ainsi nommé cette cordillere. La cordillere des Andes est la ceinture de feu du Pacfique. Elle est aussi une frontière naturelle entre le Chili et l'Argentine. Les plus hauts sommets forment la ligne de séparation entre ces deux pays. Le plus haut sommet de la Cordillere des Andes est le Aconcagua situé à 150 km de Santiago.

Les seuls habitants qu'il peut y avoir sont des paysans qui élèvent des troupeaux d'animaux ou qui travaillent dans l'activité minière.

La végétation évolue en fonction de l'altitude. Plus on prend de l'altitude et plus l'oxygène se fait rare. De plus la température diminue fortement : au début il y a un grand nombre de petits buissons verts, une forte densité d'arbres et de cactus. Dans l'ensemble nous voyons une végétation sèche mais nuancée dans les vers. Au fur et à mesure que l'on monte la végétation se fait rare. Progressivement on ne voit plus d'arbre, seulement des petits buissons clairs. Puis, plus que quelques touffes d'herbe sèches au sol pour finalement n'apercevoir au loin, plus que de la roche et de la terre. La végétation de la Cordillère des Andes est très importante et un programme de reforestation a été mis en place pour protéger les racines et la flore native.

La faune est pauvre et peu active dans cette partie de la Cordillère. On trouve le mythique condor entre 1600 et 1800 mètres. C'est l'oiseau le plus grand du monde. On peut trouver des petits animaux comme des rats ou des renards par exemple puis il y a des pumas.

Le climat varie selon les saisons entre 12°C et -1°C. Entre 1600 et 1800 mètres il peut neiger l'hiver. La saison des pluies commence fin juin et se termine en septembre.

Sur la Cordillere des Andes, il y a un grand nombre de volcans dont 7 en activité (placés vers le Sud) et 2 qui sont proches du lieu de notre balade (le San José et le San Francisco). Le San José  (ci dessous) est en activité et sa dernière éruption date de 1960.

Les difficultés causées par la Cordillère des Andes pour l'homme:
- la Cordillere des Andes détermine la température en ville -> en février augmentation de la temperature
- donc une grande sécheresse à Santiago
- un manque de pluie
- pas d'humidité

Les atouts de la Cordillère des Andes;
- elle fournit la ville en eau grâce à la neige éternelle sur les sommets de la Cordiere. Elle est stockée pendant l'hiver, fond en été et remplie les barrages pour finalement alimenter l'eau potable de Santiago à 90%  (sans la Cordillère, Santiago serait désertique).
- la Cordillère des Andes est la principale ressource en cuivre de ce pays mineral. Puis elle compte aussi des mines de plâtre et d'argent.
- l'hiver, elle ouvre les portes à de nombreuses stations de ski proches de Santiago et très prisées.

A nous revoir Santiago. David

Au revoir Santiago.
Le lundi, nous nous sommes réveillés vers 7h et nous sommes allés au bus vers 7h45min. Nous avons pris le bus. Nous avons pris le bus pour aller à Santiago. Là bas, nous avons pris notre  petit-déjeuner à l'hôtel  et nous sommes partis vers 10h30 et nous sommes partis vers l'aéroport. A 12h, nous avons déposé nos bagages et nous nous sommes séparés de notre guide. Nous sommes montés vers 13h30 et vers 14h, l'avion a décollé. Le vol était comme pour le départ, très long mais tout s'est bien passé en général. Vers 8h, à l'heure européenne, nous sommes arrivés à Paris. Le changement de température a du être un choc pour tout le monde étant donné que la température était à -6 degrés. Vers 10h, nous avons pris l'avion vers Nice et nous sommes arrivés à 11h25.



Bilan du voyage
Ce voyage m'a beaucoup plu. En effet, ce voyage est tout sauf un voyage ordinaire. Le Chili est très loin de la France et sa faune, sa flore, sa culture, sa langue et ses paysages sont très différents des nôtres. Grâce à ce voyage, beaucoup d'entre nous ont pu découvrir un nouveau pays. Beaucoup de personnes, dont moi, n'avaient jamais voyagé hors d'Europe ou en Amérique latine. La toute première chose que j’ai trouvée intéressante à ce voyage est son histoire. En effet, le Chili a traversé beaucoup d'époques , très intéressantes mais aussi tristes comme la colonialisation espagnole ou la dictature de Pinochet. Ensuite, dans le côté plus géographique et plus humain, nous avons pu rencontré beaucoup de personnes lors de ce voyage comme notre guide. Nous avons pu aussi voir l'inégalité au Chili. En effet, beaucoup de personnes vivent dans la pauvreté. A cause du régime de Pinochet, le Chili est très inégale et ses richesses sont souvent privatisées. A Santiago, on voit directement une différence : le quartier moderne et riche de Santiago, Sanhattan le centre des affaires, est séparé du quartier le plus pauvre par une colline . Enfin, grâce à ce voyage, nous avons mieux connu la culture chilienne et, plus généralement la culture espagnole et la langue espagnole. En effet, étant donné que les Chiliens parlent espagnol , nous avons sûrement amélioré nos connaissances sur cette langue. David Waechter

vendredi 2 mars 2018

Colomba en marche andine,

Colomba en marche andine,

Nous partons à 11h avec 4 guides pour 4 km de marche dans les Andes.

Nous avons traversé un pont pas très stable au dessus du fleuve Maipo. Un des guides nous a parlé des oiseaux qu'ils recueillaient lorsqu'ils étaient blessés, il nous a aussi dit qu'il avait accueilli deux pumas; c'est la protection animale. Nous avons traversé un second pont pour ensuite commencer à monter la pente de la montagne pendant à peu près  2h25.  On a vu une cascade assez petite, puis une plus grande où certains se sont baignés et ont pris pas mal de photos. 

La randonnée a été très sportive, riche en beaux paysages, épuisante.. Il n'y avait pratiquement que de la montée, le groupe était à peu près divisé en 3, la plupart des garçons étaient devant avec monsieur Mbaye et le guide, quelques filles et garçons au milieu, seuls, perdus, puis quelques filles tout derrière avec madame Busot Moya et un autre guide. Certains se sont trompés de chemin, quelques uns se sont perdus, d'autres ont eu du mal car le rythme était assez rapide, surtout sous la chaleur extrême du soleil et les montées assez rudes.
Puis nous sommes descendus par un autre chemin qui était assez glissant, tout le monde dérapaient et pas mal sont tombés.




Vers 14h30 nous sommes arrivés et partis pour le restaurant Donde Tio Pepe, puis nous sommes rentrés à l'hôtel vers 16h où nous avions eu quartier libre. Tout le monde s'est jeté à l'eau dès notre arrivée, puis les garçons sont allés sur le terrain de foot pour y jouer (y compris les professeurs). 
Pour d'autres, lors du quartier libre, nous avons commencé ou terminé à rédiger notre poème pour le concours. Puis de 20h  jusqu'à 23h à peu près nous avons fait une petite fête où nous avons fait le bilan de ce que nous avons aimé ou pas en donnant nos impressions durant ce fabuleux voyage. 
La faune et la flore:
La forêt/ montagne où nous avons fait la randonnée est chlorophylle, cela veut dire qu'elle a un climat méditerranéen. Tous les arbres que nous avons croisés gardent leurs feuilles toute l'année, et celles-ci se gorgent d'eau pour résister à la sécheresse qui les touche pendant 6 à 7 mois.

Plus nous montions durant la randonnée, moins la végétation était présente 
Nous avons fait la rencontre:
-des Litrés, qui ont beaucoup de branches au niveau de leur tronc, 
-des Espinos qui sont arbres avec des épines (qui a le même nom qu'une sorte de charbon, car ce dernier est fabriqué avec cet arbres),
-des cactus appelés Kuisco qui sont endémiques,
-des arbres Kuiaay, 
-le fameux arbre Saponaria que les Indiens utilisaient pour nettoyer les tâches et les vêtements; aujourd'hui nous pouvons encore trouver des shampoings à base de cet arbre. 
-le bordon est un arbre typique du Chili, nous pouvons en faire des infusions de thé, qui est très bon pour le ventre,
-le pin isigné a été exporté du Canada et des États-Unis, qui a été planté dans cette montagne (ici, au Chili, il pousse plus vite que là où il est habituellement), 
-l'eucalyptus qui est importé de l'Australie
Dans cette montagne, peu d'animaux y vivent. Tout de même, nous pouvons retrouver bien sûr le condor et le renard que nous avons eu la chance de croiser, il y a aussi des pumas.. et surtout beaucoup d'insectes (guêpes, moustiques, l'araignée Poussin qui ressemble à une tarentule, mais qui est inoffensive). 
Rafaele, Colomba, Thomas


Colomba Perez

jeudi 1 mars 2018

A l'assaut de la meseta du Maipo, une marche épique


En avant, marche

C'est sous une chaleur accablante que le groupe s'est mis en marche, à la découverte de la meseta (plateau) du Maipo. Un dénivelé de 300 mètres environ à parcourir. Les premiers mètres de la pente sont assez raides pour scinder le groupe en deux, trois ou quatre sous groupes.

se désaltérer pour tenir 

Un plaisir pour certains, un calvaire pour d'autres mais au final la découverte du beau paysage andin rend le sourire à tout le monde




le groupe du sourire avec Raphael en éclaireur


paysage de cactus époustouflant


Opération Andes propres

Opération Andes propres

Une action spontanée pour préserver l'environnement.
Nous étions en marche quand David se mit à courir  pour rattraper le sac en plastique de son casse croûte. Au grès du vent, le sac semblait tourner  en bourrique le pauvre David, qui, épuisé, revint sur ses pas. On  lui fait comprendre qu'on ne pouvait pas laisser ce sac en plastique voguant dans les Andes et qu'on va devoir le chercher malgré l'éloignement. On se mit en marche. Par bonheur le sac s'est accroché dans un tapis d'épineux et semblait nous attendre, flottant à tout vent en direction de l'Argentine. On le cueillit mais notre regard est attiré par d'autres sacs en  plastique, bouteilles et autres objets exogènes qu'on ne pouvait laisser là davantage.

David, après une longue marche pour ramasser enfin son sac en plastique
hélas d'autres polluants 
 




Maya, Tattiana, Jean Francis avec leur collecte




notre ami renard andin



De retour dans le groupe je demande à ce qu'on ramasse ces objets polluants. Notre collecte se solde par deux sacs remplis à raz-bord. Hélas, il en faudrait encore plus pour ramasser tous ces déchets que l'homme laisse traîner dans la nature.

C'est en faisant cette action pour l'environnement que notre ami le renard andin fit son apparition. Une belle récompense!