Pablo Neruda

"Ton jouet quotidien c’est la clarté du monde." Pablo Neruda

vendredi 23 février 2018

Jour 4 Santiago aux sources de l histoire Cleo. Jean Baptiste, Sacha

L’histoire de Santiago à travers les civilisations précolombiennes

Avant l’arrivée des colons européens, le territoire d’Amérique du Sud était régi par de nombreux peuples : les Aymaras, les Quechuas, les Amanouilles, les Aoris, les Mapuches et bien d'autres encore. Le continent était séparé en plusieurs parties. Dans les fjords au sud (aux alentours de la Patagonie), on trouvait les Lagans. Dans leur mode de vie, les hommes entretenaient le feu du foyer tandis que les femmes étaient chargées d’apporter de la nourriture. Elles plongeaient dans les eaux glacées afin de récupérer des fruits de mer. Pour se protéger du froid, elles enduisaient leur corps de graisse de phoque.


La zone géographique qui correspond aujourd'hui au Chili était “el aera andes centrales” et “el area surandina”. Les Incas, les Nascas, les Parakas, les Llolleo et les Mayas étaient les grandes civilisations de cette région. Le musée que nous avons eu la chance de visiter retrace leurs histoires grâce à certains objets découverts dans des tombes.


Dans leurs rites, les mayas utilisaient des encensoirs décorés d'ornements.
Le mot jade était utilisé pour parler de jadéite, néphrite ou d'autre pierre semi-précieuse. Voilà pourquoi on trouve de nombreux objets en “jade” partout dans le monde malgré la différence de pierre. Ils utilisaient le système de la cire perdue pour sculpter l'or avec précision et créer des détails incroyables. On dit aussi que les bijoux Mapuche étaient faits pour que les hommes puissent dire à leur femmes en les leur offrant “bisoux ma puce”. La représentation d'un homme dressé debout était commune à l'art impérial aztèque. La statue pouvait tenir un bâton ou autre fine branche dans sa main. La clava était le symbole du pouvoir, lorsque le chef voulait parler il la prenait et le peuple savait qu'il allait dire quelque chose d'important. À travers la peinture, les peuples transmettaient et présentaient leur culture aux autres peuples. Tous les ans les mayas faisaient une stèle, une "estela". C'était l'unique culture qui avait une dimension chronologique.

Avec son art et son architecture, les œuvres de la civilisation maya étaient considérées comme l'une des plus belles. Leurs chamans utilisaient des spatules se forçant ainsi à vomir pour être plus réceptifs aux drogues. Les totems mapuches protégeaient les tombeaux et les vivants : ce sont les chemamülles. Le “cai cai - tren tren” est une arme représentant la création du chili grâce à un serpent et un lézard. Le crocodile (cai cai) contrôlait la mer. Il était en colère contre les hommes et voulait les tuer avec un tsunami. Le serpent (tren tren), lui, contrôlait la terre fit se dresser les montagne pour  empêcher les habitants de fuir. C'est ainsi que, d'après la légende, se forma la Cordillère des Andes. On imagine que les hommes à cette époque observaient les phénomènes climatiques et les expliquaient au moyen de contes. Plus tard, est apparu la civilisation Inca. Grâce à l'impôt, l'Empire a pu se développer. Pour le récolter, les soldats incas se rendaient dans des villages et demandaient aux habitants s'ils voulaient faire partie de l'Empire. Si oui, ils devaient donner à l'Empire 2/3 des productions : 1/3 pour le chef 1/3 pour le voyages et ils gardaient le reste pour la famille. Mais s'ils disaient non, alors les incas revenaient avec 3000 soldats et détruisaient le village.




Les incas, maya, étaient polythéistes mais les colons, chrétiens catholiques, les évangélisèrent. Aujourd'hui, le Chili est un pays très catholique. Nous avons pu l’observer l’après-midi lors que nous avons gravi (au moyen d’un téléphérique évidemment) une colline qui abrite en sommet un grandiose représentant de la Santa Maria. Il y avait aussi un impressionnant chemin de 7 croix en tout. Lors de sa création, les artistes ont eu le loisir de décorer leur œuvre à leur guise. Ainsi, nous avons pu découvrir des croix très hétéroclites tantôt traditionnelles et tantôt modernes.
 

A la sortie du musée la réalité urbaine. Lors de la descente, nous avons eu un magnifique panorama sur la ville. Sur notre droite, de grands et impressionnants buildings s’élevaient à travers les airs. Mais sur notre gauche, des quartiers pauvres, des bidonvilles, des favelas s’entendaient à perte de vue. Cela est une parfaite représentation des inégalités chiliennes. En effet, 80% des richesses appartiennent à 20 familles. Le smig est de 450$ et le salaire moyen est de 600$. Pendant la dictature de Pinochet, une grande libéralisation de l’économie a eu lieu mais ce développement a creusé cet écarteurs déjà important. La population est pauvre. Nous espérons que le pays saura se sortir de cette situation assez difficile.

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